#METOO

Horrifiée et triste d’entendre toutes les voix qui s’expriment sur les réseaux sociaux autour du hashtag #metoo / #moiaussi… mais aussi soulagée de voir que les femmes n’hésitent plus à rompre la loi du silence. Qui aurait cru qu’un simple symbole sur nos claviers aurait le pouvoir de briser un tabou et redonner aux femmes victimes une énergie : celle du début de leur dignité retrouvée.

Personne n’est à l’abri du harcèlement ou de l’agression. Les femmes prisonnières de leur honte et murées dans le silence se font enfin entendre. Bien qu’il ne faille pas oublier que beaucoup d’autres restent silencieuses par peur, par pudeur, par embarras ou parce qu’elles n’ont pas accès au monde des hashtags, des réseaux sociaux ! Une pensée aussi aux hommes victimes qui se terrent et se taisent engloutis dans la honte de ne pas avoir « été un homme viril et puissant à se défendre ».

La chroniqueuse du Guardian Jessica Valenti a écrit: « S’il y a des gens qui méritent d’être comptés en ce moment, ce sont les monstres. Alors pourquoi ne pas le faire ? « . En France, c’est chose faite avec #balancetonporc devenu viral en quelques heures.  Observons que cela est davantage compris comme l’opportunité  d’extérioriser sa souffrance que de faire acte de délation : peu de nom circule sur les réseaux. Cela pourrait être aussi des encouragements à aller déposer plainte pour ses violences. Il est donc nécessaire de former celles et ceux qui reçoivent à la Police ou à la Gendarmerie la parole des victimes pour ne pas ajouter à leur peine une certaine violence dite « institutionnelle » car malgré de grands progrès… il reste encore à faire.

Quant aux porcs eux-mêmes, le mot choisi pour les qualifier m’interroge sur l’image que nous avons de ces animaux : pas certaine que les comportements porcins soient de cette nature…Je préfère parler de monstre déshumanisé et allant chercher dans les comtes de mon enfance :  d’ogre… il est urgent et essentiel qu’ils comprennent qu’ils ont besoin d’aide pour sortir de leurs pulsions, retrouver la liberté.

Quant à celles et ceux que cela fait rire ou douter… je m’interroge : quels maux cachez-vous derrière vos mots ? Ceux d’une victime ou d’un ogre en puissance ? Votre manque d’empathie renvoie les victimes à leurs souffrances souvent associées à une profonde culpabilité, de la honte.

Quant à celles et ceux qui savent et qui se taisent … peut être y a t-il un espace entre la délation et l’aide à inventer ?

Alors pour chacune et chacun, pour nous tous il est sans doute l’heure de nous interroger sur toutes les formes de violence faites à la femme, à l’homme et à l’enfant… Issues des ressemblances ou des dissemblances, réfléchissons ensemble pour, dès le plus jeune âge doter les petits de l’Homme des outils qui permettent respect et Liberté.

Pour toutes les victimes, que cela soit avec ou sans le #metoo SOYEZ UNE VOIX PAS UN ECHO !

Un témoignage poignant ici.

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